
Parfois il y a des lires qui vous attirent comme des aimants. Je ne connaissais pas du tout Carl Aderhold à l’époque mais avec un titre et un quatrième de couverture si tentant et prometteur, je me suis évidemment laissé tenter.
Qui n’a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quant il vous réveille à coups de perceuse ? Ou d’envoyer dans le décor l’automobiliste qui vous serre de trop près ? Le héros de « Mort aux cons » a décidé qu’il était temps d’arrêter de rêver et de passer à l’action. Et de faire de sa chasse un véritable combat, un sacerdoce.
Carl Aderhold nous propose une étude poussée, quasi sociologique, sur la connerie humaine et les différents types de cons qui peuvent peupler notre quotidien. Chaque fois qu’il est confronté à un con, et qu’il réussit à s’en débarrasser, le narrateur développe et affine sa définition du con. ET malgré quelques longueurs au milieu du livre, on prend beaucoup de plaisir à le voir avancer dans ses recherches et évidemment se débarrasser des cons correspondants au fur et à mesure.
En bref, un bijou d’humour noir doublé d’une véritable réflexion sur la nature humaine.
Vous avez aimé ? Pour continuer à explorer la connerie humaine, du point de vue historique cette fois-ci, je vous propose l' »Histoire universelle de la connerie » de Jean-François Marmion.
« Mort aux cons », Carl Aderhold, Le Livre de poche, 409 pages.
