
Ken Follett, évidemment. Il fallait bien que je parle de lui un jour. Je dois dire que j’ai hésité pour savoir de quel Ken Follett j’allais pouvoir vous parler. L’auteur de polars médiévaux ? De thrillers et techno-thrillers ? Des grandes fresques historiques comme le Siècle des géants ? Ou même de romans jeunesses maintenant ? Il y a de quoi devenir schizophrène ! Et puis finalement j’ai opté pour « Le vol du frelon », autant parce qu’il me paraissait un peu plus méconnu que parce qu’une sortie à Boulogne allait me permettre d’immortaliser un véritable avion !
« Le vol du frelon » nous emmène au Danemark pendant la seconde guerre mondiale. Les Allemands, qui l’occupent, y ont installé leur nouvelle invention, un radar, qui leur permet de détecter – et donc de pouvoir décimer – l’aviation britannique. Un jeune garçon, Harald Olufsen, découvre par hasard l’installation secrète et la photographie. Mais le plus dur commence puisqu’il s’agit maintenant de faire parvenir des mystérieuses photographies aux Alliés. D’autant plus que l’étau se resserre autour de lui. Il ne lui reste alors plus qu’une seule solution, le frelon, un biplan de fortune hors d’état de voler, qu’Harald et ses amis sont en train de restaurer…
Ce thriller historique est l’occasion de retrouver l’auteur tellement efficace de « Code Rebecca » ou de « Le réseau Corneille ». Il n’y a pas à dire, Ken Follett sait y faire et parvient à nous tenir en haleine d’un bout à l’autre du livre. La tension s’installe petit à petit et l’action rebondit bien au gré des différentes péripéties qui interviennent dans l’ouvrage. Sa construction est dynamique puisque le récit nous permet de suivre en parallèle plusieurs personnages, alternant entre résistants danois, espions anglais policiers danois à la solde des nazis. Les personnages sont relativement réussis, notamment Harald en jeune résistant ingénieux et impétueux, Karen en aventurière moderne pleine de ressources et même Peter en méchant tout en rancœur et noirceur. Seul bémol, j’ai refermé le livre en regrettant le côté un peu trop conventionnel du livre, sans grande surprise, Ken Follett ne se renouvelant finalement pas beaucoup avec « Le vol du frelon ». Mais cela ne gâche pas pour autant la lecture de ce thriller plein de suspense, qui mêle petite et grande histoire et nous fait passer un très bon moment de lecture.
Vous avez aimé ? De mon point de vue les deux meilleurs Ken Follett se déroulant sur fond de seconde guerre mondiale sont « Le code Rebecca » et « La nuit de tous les dangers ».
« Le vol du frelon « , Ken Follett, Le livre de poche, 603 pages.
