« Berezina », Sylvain Tesson

En début de confinement, j’avais partagé avec vous la photo de ma bibliothèque de confinement en vous demandant conseil. Le titre qui les plus revenu dans vos commentaires était « Berezina ». J’avais essayé de le lire il y a plusieurs mois mais n’avait pas du tout accroché. Mais devant une telle unanimité prescriptive, j’ai décidé de lui redonner sa chance.


Pour commémorer le bicentenaire de la retraite napoléonienne de Russie, l’écrivain voyageur Sylvain Tesson décide de refaire le même chemin en side-car. Accompagné de Cédric Gras, de Thomas Goisque, photographe et de deux amis russes, Vitaly et Vassili, les voilà tous les cinq partis en plein de Moscou pour rejoindre Paris sur les traces de la Grande Armée.


Rétrospectivement, je ne sais pas trop pourquoi je n’ai tenu qu’une trentaine de page s la première fois. Peut-être qu’on a des rendez-vous avec les livres et que ce n’était pas l’heure de « Berezina » Ou alors c’est une question de disposition mentale de lecture, je ne sais pas. Bref, je n’ai eu aucun souci pour suivre les pérégrinations de Sylvain Tesson et de ses acolytes cette fois ci. Le pur récit de voyage est entrecoupé d’extraits de témoignages d’époque des différents protagonistes de l’armée napoléonienne qui rendent l’ensemble très dynamique et prenant. On en apprend ainsi énormément sur les conditions de cette retraite et l’étendue de l’honneur qu’ont enduré les soldats et les civils qui l’ont vécue. Mais comme le résume si bien l’auteur, « Le mouvement encourage la méditation. C’est ainsi que ce voyage lui permet de réfléchir sur lui-même, sur sa vie, mais aussi nos sociétés de manière très fine et intéressante.

En bref, un récit passionnant et très bien documenté, à la fois plein de rencontres et d’aventures, mais aussi de réflexions introspectives. Un très beau récit de voyage parfait pour vous évader !

Vous avez aimé ? Dans la catégorie des récits de voyage, je vous suggère le magnifique “Atlas des îles abandonnées”, de Judith Schalansky, qui vous emmènera en voyage dans des territoires éparpillés sur le globe, à la frontière du monde tangible et de l’imagination.

« Berezina », Sylvain Tesson, Gallimard, 224 pages.

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