
Dans « Des baisers parfum tabac » (@pressesdelacite), Tayari Jones nous fait suivre 2 jeunes filles, l’une issue de la bigamie paternelle, l’autre légitime. L’une sait, l’autre pas. Entre elles une amitié pourtant vouée à exploser va naître. Un profond portrait de famille sur 3 générations sur fond de lutte pour les droits civiques et d’émancipation des femmes noires dans les Etats sudistes.
« Comme des sauvages » (@pocketjeunesse) de Vincent Villeminot retrace le parcours d’Emma, à la recherche de son frère Tom, disparu mystérieusement dans la forêt deux ans auparavant. Dans ce roman très original à ne pas rater, tout le monde peut disparaître n’importe quand.. Ceux qui étaient les héros, les narrateurs, au début, ne finiront pas le livre. Ceux qui étaient leurs amis peuvent devenir personnages principaux à leur tour – leurs chasseurs, ou leurs proies.
« Au milieu de nulle part… et d’ailleurs » de Tristan Savin (@editionsautrement) nous propose un tour du monde insolite des TDCDM (plus prosaïquement les trous du cul du monde). Une ville oubliée des dieux, inévitablement galère. Un bout du monde, une zone frontière, un village fantôme, un îlot paumé : du Mexique à l’Inde et des Galápagos à l’Amazonie, en passant par l’Ethiopie et la Polynésie, la diversité sans fin de ces endroits nous promet de voir du pays !
« Les abysses » (@auxforgesdevulcain) marque le retour de River Solomon après le remarqué « L’incivilité des fantômes ». A l’époque du commerce des esclaves, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à la mer. Mais toutes ne mouraient pas. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l’une d’entre elles va le leur rappeler, dans ce roman d’émancipation sur la condition noire et sur l’impossibilité d’une justice, en l’absence de vérité.
Enfin, un voyage dans le temps avec « 24 heures de la vie en RDA », d’Emmanuel Droit (@editionspuf) qui nous propose une immersion dans la réalité de la vie dans ce pays, l’entreprise à à l’immeuble en préfabriqués, le club de jeunes à l’antenne locale de la Stasi ou encore le supermarché à l’école. Édifiant !
Je ne manquerai pas de vous en parler plus en détail si j’ai l’occasion de les lire !
