
Après Harry Dickson, deuxième tentative de relecture des livres qui ont marqué mon enfance. « Les douze pendules de Théodule » fait partie de la série « Les trois jeunes détectives », prétendument écrite par Alfred Hitchcock. En réalité, il a seulement prêt é son nom à la saga, écrite par plusieurs autres auteurs. J’en étais particulièrement fan quand j’étais jeune et j’ai dû lire les 37 tomes qui la composent, qui doivent encore être chez ma mère. Récemment, je suis retombé sur celui-ci dans une boîte à livres. Donc, en attendant que mes fils soient assez grands pour le lire, je me suis replongé dedans.
« Les trois jeunes détectives », pour resituer un peu, ce sont trois adolescents, Hannibal Jones, Peter Crench et Bob Andy, qui vivent à Rocky en Californie. Durant leur temps libre, ils « travaillent » comme détectives privés, résolvant les énigmes qui s’offrent à eux. Dans « Les douze pendules de Théodule », c’est la découverte d’un mystérieux réveil hurleur qui va éveiller leur curiosité et les mettre sur la piste de tableaux volés demeurant introuvables.
J’avais peur que le livre ait pris un gros coup de vieux, mais finalement, non. Mis à part les illustrations qui font un peu flipper (mais je crois qu’il existe des éditions plus récentes que la mienne), ça reste tout à fait lisible. L’intrigue est agréable à suivre et adaptée aux enfants, faisant la part belle aux énigmes et aux déductions. Les trois jeunes détectives sont attachants avec chacun leurs traits et caractéristiques propres : Hannibal le cerveau du trio un peu prétentieux et sûr de ses qualités, Peter le sportif impulsif plus situé dans l’action, et Bob le nerd avant l’heure, spécialiste des archives et des recherches. Et j’ai retrouvé un des éléments qui me faisait rêver petit : leur QG dans une roulette au milieu du bric-à-brac de la brocante de l’oncle et de la tante d’Hannibal, avec ses passages secrets pour y accéder. La cabane de rêve pour tous les enfants !
Bien sûr il vaut mieux lire « Les douze pendules de Théodule » avec des yeux d’enfants, mais cela reste un roman policier jeunesse très agréable à parcourir !
Vous avez aimé ? N’hésitez pas à continuer votre exploration vintage en vous plongeant dans « Les six compagnons » de Paul-Jacques Bonzon pour voir si la série a bien supporté le poids des années !
« Les douze pendules de Théodule », Alfred Hitchcock, Hachette, 251 pages.
