« Le monde entier est un théâtre », Boris Akounine

Malgré le fait que les théâtres parisiens soient encore tous malheureusement fermés, j’ai mené une longue étude de marché pour trouver le théâtre qui me permettrait d’immortaliser ce livre de Boris Akounine. Je vous avais déjà parlé de « Le couronnement », une autre aventure d’Eraste Fandorine il y a quelques mois. En voici donc aujourd’hui une nouvelle toute aussi originale.


Eraste Fandorine est chargé par la veuve d’Anton Tchekhov d’enquêter au sujet de l’une de ses amis, la comédienne Eliza Lointaine-Altaïrskaî. Celle-ci semble victime d’une étrange malédiction : tous les hommes qui s’approchent d’un peu trop près d’elle finissent par trouver la mort. Le détective va donc devoir s’infiltrer au sein de la troupe théâtrale sous les traits d’un dramaturge. Mais alors qu’il est lui-même tombé sous le charme de la comédienne, avant d’être douloureusement éconduit, plusieurs décès subviennent au sein de la troupe. Fandorine sera-t-il le suivant ?


Chaque tome de la série des enquêtes d’Eraste Fandorine est l’occasion pour Boris Akounine de nous faire la démonstration de son originalité et de son inventivité pour mieux nous surprendre. « Le monde entier est un théâtre » avec son huis-clos théâtral a des faux airs de roman d’Agatha Christie avec une atmosphère début de siècle un peu surannée et feutrée. Eraste Fandorine, sorte de croisement entre un gentleman anglais et un samouraï, est terriblement attachant et on ne peut que souffrir avec lui qui retrouve en Eliza les traits de son premier amour disparu et qu’elle le rejette pour mieux le protéger. L’histoire est rythmée et pleine de rebondissements et saura même vous surprendre dans son dénouement.


Un héros et un univers à découvrir !

Vous avez aimé ? N’hésitez pas à prolonger la lecture avec « Le couronnement », du même auteur, dont vous pouvez retrouver ma chronique ici !

« Le monde entier est un théâtre », Boris Akounine, 10-18, 600 pages.

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