« Les dynamiteurs », Benjamin Whitmer

Après un coup de cœur pour « Évasion », du même auteur, je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais de « Les dynamiteurs ». Après l’avoir offert à noël dernier à mon beau-père, il était temps pour moi de vérifier mon jugement en lui empruntant le livre. Notez que ce n’était absolument pas prémédité au moment du cadeau !


1895, Denver, Colorado. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’un groupe d’enfants abandonnés et survivent dans une usine désaffectée qu’ils doivent sans cesse défendre contre les « crânes de nœuds » des alentours. Au cours d’une attaque, ils vont faire la connaissance de Goodnight, un géant défiguré et muet dont Sam, le seul sachant lire, va devenir l’interprète. A ses côtés, il va plonger dans l’univers du vice et de la violence qui règnent en maître sur la ville. ET petit à petit, il va s’éloigner de l’enfance pour basculer dans le monde des « crânes de nœuds ».


Comme pouvait l’être « Évasion », « Les dynamiteurs » est un roman très sombre, plein de violence et de noirceur. Dès les premiers instants, une atmosphère pesante s’installe. Elle va être alimentée tout au long du livre et développer le sentiment de plus en plus fort que tout se terminera mal. Un ensemble qui correspond finalement bien au côté sauvage de l’ouest américain, avec sa loi du plus fort et son univers impitoyable. A côté de ça, « Les dynamiteurs » apparait comme le roman d’une double fin d’époque. Celle du Far-West tout d’abord avec ses saloons, ses tables de jeux et sa violence endémique. La population riche tend à mettre sous cloche la ville de Denver en faisant valoir l’ordre et la « moralité » au détriment de tout le reste de la population. Fi de l’enfance et passage à la vie adulte également car Sam, en rejoignant Goodnight et Cole va petit à petit s’éloigner du monde de l’enfance et des orphelins avec qui il vivait, jusqu’au point de non-retour.

Vous avez aimé ? Vous l’aurez compris, n’hésitez pas à vous plonger dans « Évasion », dont vous pouvez retrouver ma chronique ici.

« Les dynamiteurs », Benjamin Whitmer, Gallmeister, 400 pages.

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