« Le mur de mémoire », Anthony Doerr

Je pense que nous sommes tous pareils. Quand nous avons un gros coup de cœur sur un livre, nous avons forcément envie de découvrir les autres livres du même auteur pour retrouver le même plaisir. Après avoir adoré « Toute la lumière que nous ne pouvons voir », que je vous avais présenté ici, j’ai donc continué mon exploration de la bibliographie d’Anthony Doerr.

« Le mur de mémoire » est un recueil de six nouvelles qui nous transportent de l’Afrique du Sud à la Lituanie en passant par les Etats-Unis. Elles nous font réfléchir sur les thématiques de la mémoire et des souvenirs. Comme c’est souvent le cas avec les nouvelles je trouve, leur qualité est relativement inégale. Si certaines sont particulièrement réussies, notamment celles qui se déroule en Afrique du Sud où les souvenirs sont stockés sous forme de cassettes qui peuvent être revécues autant que souhaités, ou celle dans laquelle une vieille femme atteinte de crises d’épilepsie, revoit pendant ses crises des scènes de son enfance en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale, entre mémoire et hallucination. D’autres nouvelles sont moins marquantes, comme ce couple qui tente désespérément d’avoir un enfant ou cette vieille femme qui doit quitter son village en Chine qui va être submergé par la création d’un barrage. Tous les personnages sont marqués par un même désir de laisser une trace, de se souvenir, de se rappeler ce qui a été et qui n’est plus, que ce soit un souvenir, un manque ou une perte. On retrouve la plume superbe d’Anthony Doerr qui rend ces nouvelles très vivantes et rythmées.

« Le mur de mémoire », Anthony Doerr, Le livre de poche, 336 pages.

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