« Les aiguilles d’or », Michael McDowell

Dans le New York de la fin du XIXe siècle coexistent deux mondes que tout oppose. D’un côté, l’opulence et le faste. De l’autre, le vice monnayé et l’alcool frelaté. C’est à leur frontière, au cœur de l’infâme Triangle Noir, qu’une famille fortunée va chercher à asseoir sa notoriété en faisant mine de débarrasser la ville de sa corruption. Son objectif : déraciner le mal en éradiquant une lignée corrompue de criminelles : les Shanks.


« Les aiguilles d’or » est un peu long à démarrer, mal nécessaire pour mettre en place l’intrigue et surtout installer l’atmosphère qui imprègne le roman. Mickael McDowell nous immerge avec beaucoup de réalisme dans la société de l’époque. On y découvre l’hypocrisie de de la bonne société et de cette famille qui se sert de la pauvreté et de la lutte contre la délinquance pour son prestige. L’histoire de vengeance qui sert de trame au livre est très plaisante à suivre, même si l’auteur a la main lourde sur les morts de personnages, que l’on ne voit pas forcément venir.

« Les aiguilles d’or » sera forcément jugé au prisme de la saga Blackwater, qui a cartonné à sa sortie. Un conseil, oubliez-la ! Nous avons ici un livre totalement différent qu’il faut aborder sans l’envie ou l’espoir de retrouver l’atmosphère si particulière de Blackwater. Ce n’est qu’à cette condition que vous pourrez apprécier toutes les qualité des aiguilles d’or !

Un superbe livre!

« Les aiguilles d’or », Michael McDowell, Monsieur Toussaint Louverture, 520 pages.

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