
Toute sa vie, Stephen a cherché à élucider le mystère de la disparition de sa sœur Harriet en 1965 à Paris. Son fiancé de l’époque, Nigel Dalby, s’était, lui, exilé à Alger avant d’être exécuté par des fanatiques religieux. Près de soixante ans plus tard, la fille de Dalby hérite d’une étrange confession qui relierait la disparition d’Harriet aux conséquences de la sanglante répression d’une manifestation en faveur de l’indépendance de l’Algérie.
« Les dernières pages » est un roman très prenant particulièrement dense. L’auteur nous fait voyager entre l’Algérie, l’Angleterre et la France, des années 1960 à nos jours. S’il est par moment un peu difficile de s’y retrouver, l’ensemble est très bien construit et agréable à suivre, grâce notamment à un casting de personnage très réussi. Robert Goddard parvient toujours aussi bien à mêler la fiction et la grande histoire. Un thriller qui nous offre un regard différent et acéré sur l’évolution des relations entre la France et l’Algérie.
« Les dernières pages », Robert Goddard, Sonatine, 456 pages.
