
Inlassablement, jour après jour, une mère apprend à son fils son travail, celui de soigner, de réparer les autres et le cas échéant d’accompagner la mort. Une nuit, ce dernier se rend dans le hameau du Fond du puits où il découvre l’erreur commise par sa mère des années auparavant, laissant une douleur indélébile.
« La langue des choses cachées » est un très beau livre, superbement écrit. Cécile Coulon mène parfaitement son intrigue pour captiver le lecteur et l’emmener découvrir cet univers si particulier, plein de mystères, de ceux qu’on nomme guérisseurs ou encore rebouteux. Bribes par bribes, le voile se lève sur les évènements qui ont marqué le village et force le fils à puiser au fond de lui pour faire face à la situation à laquelle il se retrouve confronté. Un livre profond et lumineux qui nous interroge sur la notion de justice et de transmission familiale.
Une très belle expérience de lecture.
« La langue des choses cachées », Cécile Coulon, L’Iconoclaste, 135 pages.
