« La dernière allumette », Marie Vareille

Depuis plus de vingt ans, Abigaëlle vit recluse dans un couvent en Bourgogne. Elle est incapable de se rappeler l’événement qui a fait basculer sa vie et l’a amené à se retirer du monde. De loin, elle observe la vie de Gabriel, son grand frère à la brillante carrière d’artiste. Mais le jour où il rencontre la lumineuse Zoé et tombe sous son charme, Abigaëlle ne peut s’empêcher de trembler, car elle seule sait qui est vraiment son frère.

« La dernière allumette » est un roman très agréable à parcourir, malgré un sujet de fond, les violences conjugales, loin d’être évident à aborder en littérature. Sa construction est brillante et beaucoup plus subtil qu’il n’apparait à première vue. Les pages défilent sans qu’on voie le temps passer jusqu’à un dénouement surprenant et très réussi. Le sujet des violences conjugales, de leur perception que ce soit à l’intérieur du couple et en dehors est très bien traité, avec sensibilité mais sans idées toutes faites. Une très belle lecture.

« La dernière allumette », Marie Vareille, Charleston, 336 pages.

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