« Va où ma rivière te porte », Shelley Read

Colorado, fin des années 1940. Victoria Nash, dix-sept ans, s’occupe du verger de pêches familial, entre un père colérique, un oncle acariâtre et un frère violent. Lorsqu’elle rencontre un jeune vagabond au passé mystérieux et à la peau sombre, l’étincelle qui s’allume entre eux va déclencher autant de passion que de malheurs. Victoria devra faire face aux changements de son temps tout en
essayant de sauver sa vie et celle de son verger.

« Va où la rivière te porte » est une très belle histoire de résilience et de reconstruction. Le roman nous fait suivre le parcours d’une jeune fille orpheline de mère qui va devenir maitresse de maison à
12 ans. En même temps qu’elle va apprendre ce rôle, elle va également devoir apprendre seule celui de femme, dans un foyer exclusivement masculin. Son parcours fait de hauts et de bas, de rencontres et d’épreuves nous emporte bien, avec une intrigue plus subtile qu’il n’apparait de prime abord.

L’autrice nous propose le roman de la difficile construction familiale dans les années 1950-1960 dans un environnement rural en même temps qu’une réflexion sur la place et le rôle de la femme et son évolution au cours du temps.

Un roman poignant et très prenant

« Va où ma rivière te porte », Shelley Read, Robert Laffont, 368 pages.

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