
Journaliste, Simon Fichet accepte d’accompagner un collègue pour filmer deux chasseurs de tornades aux États-Unis, dans la dangereuse Tornado Alley. S’ensuivent douze jours de traque d’un phénomène monstrueux, aussi imprévisible que mortel, au milieu de paysages désertiques, de champs de pétrole et de fermes industrielles. La petite équipe devra parcourir près de 10 000 de kilomètres, traverser des tempêtes, rouler sous la grêle et la foudre, et surtout surmonter fatigue et angoisses pour, peut-être, approcher au plus près l’œil du cyclone.
« Tornade » est un récit passionnant, profondément humain, d’une aventure assez folle. L’auteur retranscrit très bien, sans chercher à enjoliver son propos, ces heures d’attente sur des parkings perdus au milieu de nulle part, ces motels un peu miteux, ces trajets interminables en voiture, et plus généralement les ratés et désillusions qui émaillent la quête de ces chasseurs un peu particuliers. Mais surtout il ne passe pas sous silence les inquiétudes d’un homme face à un phénomène qui le dépasse. Car il souligne bien le caractère imprévisible et dévastateur des tornades qui laissent ruines et désolation derrière elles. Le récit est doté d’un souffle épique qui emporte le lecteur avec lui. On se prend au jeu, en espérant évidemment que la chasse soit couronnée de succès.
« Tornade », Simon Fichet, Marchialy, 250 pages.
