
Lorsqu’en 1939, l’Union soviétique décide d’envahir la Finlande, elle ne se doute pas que ce conflit, qui n’aurait dû durer que quelques jours, l’entraînera dans l’un des affrontements les plus rudes de son histoire. Car la Finlande va se révéler une adversaire redoutable, avec pour alliés sa nature inhospitalière et son climat inamical atteignant les – 50 degrés. Pendant le conflit va naître une légende, celle de Simo Häyhä, le plus grand sniper de l’Histoire. Un jeune homme amoureux de la nature et de sa forêt que rien ne prédestinait à tuer, mais dont le simple surnom, « la Mort Blanche », fera trembler et même reculer des troupes russes entières.
« Les guerriers de l’hiver » marque un changement de registre pour Olivier Norek, habitué des rayons polar et thriller. Place cette fois-ci à un roman historique qui se situe dans un cadre original et relativement peu évoqué en littérature, la guerre d’hiver entre la Finlande et l’URSS en 1940. Le roman parvient à nous immerger aux côtés de ces soldats qui font le sacrifice de leur vie pour défendre leur patrie. Des soldats venus de tous les horizons et qui se retrouvent confrontés à une invasion au caractère inéluctable tant les ressources en hommes et en matériel de l’URSS semblent inépuisables. En première ligne, on retrouve Simo Häyhä, le plus grand sniper de l’Histoire, un héros incroyable, tout en courage et en modestie, bien loin de ce qu’on pourrait imaginer. Mais surtout Olivier Norek nous fait ressentir très profondément le froid de cet hiver arctique absolument saisissant, qui constitue le meilleur allié pour les troupes finlandaises bien mieux préparées que leurs adversaires.
Un roman passionnant qui nous fait découvrir un pan méconnu de l’histoire du 20ème siècle.
« Les guerriers de l’hiver », Olivier Norek, Michel Lafon, 448 pages.
