
A la nuit tombée, une jeune femme est mortellement percutée par une voiture. La victime, qui participait à un stage d’entraînement à la survie, se sentait menacée. Tandis que Marc Renard, détective privé, enquête, des personnages tissent leur toile dans l’ombre. Quels projets fomentent maître Jean-Pol Forquet, notaire honorablement connu sur la place d’Auray, et ses complices, le colonel Henri Müller, et le père Gildas Tersiquel ? Voilà le détective sur les traces d’un complot d’État.
« Les diaboliques de Saint-Goustan » est un polar prenant qui sonne juste. Son intrigue se caractérise par son côté réaliste, avec son environnement de contestation aux faux airs de bonnets rouges bretons ou de gilets jaunes. Sa construction est assez étrange et déroutante avec une première partie centrée autour de personnages qui vont ensuite disparaître. Ils laissent alors la place au détective qui constitue le véritable héros du livre, mais aussi potentiellement d’une série de livres à venir. Ce héros, réaliste et assez éloigné des clichés (somme toute assez fantaisistes) du détective privé, n’est pas un surhomme ou un génie absolu. Il demeure intéressant à suivre et gagnerai à s’étoffer au fil des enquêtes. L’élément géographique est bien présent et il est agréable de découvrir cette partie de la Bretagne. Néanmoins, il n’est pas un élément omniprésent de l’intrigue qui se suffit à elle-même sans n’être qu’un prétexte à la visite d’une région. Le résultat est un polar régional cohérent et bien construit qui parvient à nous emporter avec lui.
« Les diaboliques de Saint-Goustan », Jean-Marc Perret, Palemon, 320 pages.
