
En dehors de l’île, il n’y a rien. Plus âme qui vive. Un brouillard a envahi la Terre il y a bien longtemps, semant la mort sur son passage. Sur l’île, la vie est idyllique. La paix et l’harmonie règnent chez les cent vingt-deux habitants, qui vivent de la pêche et de l’élevage. Jusqu’au jour où l’un d’eux est retrouvé assassiné. Pire encore, il se pourrait que ce premier meurtre commis sur l’île soit aussi le dernier. Car, au même moment, le système de sécurité qui protège les lieux du brouillard s’est arrêté. S’ils veulent sauver de l’extinction ce qui reste de l’humanité, les habitants doivent maintenant découvrir le coupable. Et il leur reste cent sept heures avant qu’il ne soit trop tard.
Si de nombreux auteurs ont tendance à rester dans le même registre, il n’en va pas de même pour Stuart Turton. Après un roman à énigmes façon « Un jour sans fin » et un bateau hanté, nouveau changement total de registre pour une histoire de science-fiction postapocalyptique. Mais encore une fois l’intrigue fonctionne parfaitement. L’enquête nous tient parfaitement en haleine et il apparait difficile (voire impossible) de deviner où l’auteur va nous emmener, et à plus forte raison qui est le coupable. Mais peut être que vous serez meilleurs que moi ! Même si la thématique et l’univers ne vous tentent pas au premier abord, laissez sa chance au roman et vous ne le regretterez pas.
Un gros coup de cœur !
« Dernier meurtre au bout du monde », Stuart Turton, Sonatine, 448 pages.
