
A l’aube des années 1980, Babylon est une ville de Floride comme les autres, avec sa chaleur humide et ses pom-pom girls, ses rumeurs et ses superstitions, ses serpents venimeux et ses décès soudains. Mais Babylon abrite aussi une rivière ancienne et sinueuse, l’un des affluents de la Perdido : le Styx. Un cours d’eau au passé trouble qui a déjà marqué la famille Larkin d’un sceau funeste. Alors quand la jeune Margaret Larkin se volatilise, c’est comme si la rivière se mettait à couler à l’envers, et que l’âme des morts souhaitait dévorer l’esprit des vivants.
Après deux romans (« Les aiguilles rouges » et « Katie ») qui s’éloignaient un peu des Blackwater, les éditions Toussaint Louverture nous proposent cette fois-ci de découvrir un roman dans la pure lignée de la fameuse saga. « Lune froide sur Babylon » nous immerge dans un univers très réussi aussi pesant qu’oppressant. Au fur et à mesure que le sang coule, l’intrigue nous happe et ne nous lâche plus. La dimension fantastique est très bien amenée et utilisée par Michael McDowell qui démontre une nouvelle fois tout son talent.
Un indispensable pour tous les fans de Blackwater !
« Lune froide sur Babylon », Michael McDowell, Monsieur Toussaint Louverture, 460 pages.
