
1740. Le vaisseau de guerre royal Le Wager a été envoyé en mission secrète pour piller les cargaisons de l’Empire espagnol en Amérique du Sud. Mais il fait naufrage après avoir passé le cap Horn. Une poignée de malheureux survit sur une île désolée au large de la Patagonie. Cannibalisme, meurtres, mutineries : leur vie devient un enfer, tandis que trois groupes s’affrontent sur la stratégie pour rejoindre le Royaume-Uni. Alors que tout le monde croyait que l’équipage avait disparu, le premier groupe de 29 rescapés réapparait au Brésil 283 jours après la catastrophe maritime. Mais une fois rentrés en terres anglicanes, commence alors une autre guerre, des récits cette fois, afin de sauver son honneur et sa vie face à l’Amirauté et au grand public.
« Les naufragés du Wager » retrace le destin incroyable de ces marins confrontés au naufrage dans une zone particulièrement inhospitalière et comment ils ont pu, contre toute attente, s’en sortir.
David Grann nous propose un livre ultra documenté, entièrement basé sur des éléments réels, dans la même veine que les récits d’Erik Larson. Entre récit d’aventure (pour les péripéties) et livre d’histoire, le roman parvient magnifiquement à nous immerger dans les épreuves physiques auxquelles les rescapés du Wager ont dû faire face.
Et en même temps, David Grann nous interroge sur la fabrique de l’Histoire au travers des versions des récits qui se sont forgées au fil du drame et qui ont été conservées par la suite.
« Les naufragés du Wager », David Grann, Points, 504 pages.
