« Les silences de Pietrasecca », Alexandre Bertin

Padoue, Italie, 1973. Infirmière, militante féministe, Lorena participe aux manifestations en faveur de la légalisation de l’avortement. C’est aussi le moment pour elle de régler ses comptes avec son passé, en s’occupant de la succession de ses parents dont elle s’est éloignée depuis longtemps. Le notaire lui apprend qu’elle a été adoptée. De qui est-elle donc la fille ? Des malles dans le grenier, des journaux de bord, des photographies retrouvées des décennies plus tard, tout l’incite à partir sur les traces de ses origines.

« Les silences de Pietrasecca » nous propose un joli voyage dans l’Italie rurale des années 1970. Au travers de la quête d’identité de Lorena, c’est toute l’histoire contemporaine du pays qui est revisitée, en particulier les évènements liés au fascisme et à la seconde guerre mondiale. Entre les non-dits de l’Histoire et les secrets de famille, Alexandre Bertin nous interroge sur les notions de filiation et de transmission dans ce roman qui se lit d’une traite et dans lequel on plonge avec beaucoup de plaisir. Une très agréable lecture.

« Les silences de Pietrasecca », Alexandre Bertin, Emmanuelle Collas, 300 pages.

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