« James », Percival Everett

Lauréat du National Book Award, l’un des prix majeurs aux Etats-Unis, « James » nous propose de revivre les Aventures de Huckleberry Finn du point de vue de l’esclave Jim. Percival Everett parvient très bien à se réapproprier l’histoire de Marc Twain tout en nous faisant découvrir la réalité de l’esclavage, dont on mesure bien toute l’iniquité.

Au fil des (més)aventures de « James », il dresse un portrait glaçant une Amérique esclavagiste pour laquelle l’esclave n’est qu’un objet quelconque de possession dénué d’humanité et bien sûr de droits. Heureusement, face à cela, Jim n’est pas dénué de ressources, ce qui lui permet de se sortir de bien des mauvais pas.

Un roman d’aventure d’une grande profondeur.

« James », Percival Everett, 288 pages.

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