« On l’appelait Bennie Diamond », Michael Dichter

Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu’à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c’est plus fort que lui : la prière l’ennuie, le diamant le fascine. Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renoncera devant rien pour se faire sa place et un nom. Son ascension, pourtant, n’est pas vue d’un bon œil par les puissants de la ville – pour qui se prend-il, ce gamin sans pedigree, qui vient leur voler ce qui leur revient de droit ?

« On l’appelait Bennie Diamond » est un très beau roman d’apprentissage et de construction se situant dans un cadre très original. Il met avec finesse en balance le poids des traditions et de l’identité avec la volonté de voler de ses propres ailes et de s’émanciper. Habité par un vrai souffle romanesque, le livre nous emporte tout en nous faisant découvrir un univers méconnu. Un très beau premier roman.

« On l’appelait Bennie Diamond », Michael Dichter, Les Léonides, 400 pages.

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