
Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. .
« Le cercle des ronces » est le dernier lauréat du concours du premier roman jeunesse porté par Gallimard jeunesse et qui a notamment consacré « La passe-miroir » de Christelle Dabos. Le roman nous emporte dans un univers de fantasy original et bien construit. Le choix d’une intrigue en un seul tome de taille raisonnable (300 pages), s’il empêche de développer le cadre et l’univers de l’intrigue, permet de construire un récit très dynamique, sans aucun temps mort.
La narration est originale et prenante car l’héroïne s’adresse directement aux scribes venus recueillir le récit de sa vie, dans une forteresse assiégée, et donc indirectement au lecteur avec qui se crée une vraie proximité.
Une très bonne lecture !
« Le cercle des ronces », Camille Anssel, Gallimard jeunesse, 304 pages.
