
2012. Un groupe de miliciens surnommé les « arracheurs » attaque le village de Bumia, en République Démocratique du Congo. Parmi les victimes, Gloria et sa fille Phionah. L’âme blessée, la chair ravagée, elles s’enfuient, laissant derrière elles un champ de cendres.
2017. Au cœur de Bruxelles, un corps mutilé gît dans un caniveau. L’inspecteur Karel Jacobs reconnaît la signature des arracheurs. À l’approche du procès d’un d’entre eux, Jacobs craint que les témoins du massacre ne soient en danger et se lance dans une course contre la montre pour les protéger.
« Les enfants du serpent » est un polar nerveux et sanglant traversé par la violence et la tension. Il nous immerge dans la réalité de la République Démocratique du Congo, entre conflits de population autour des mines de Coltan et suites du génocide au Rwanda Il est habité par des personnages complexes et torturés, qui portent le fardeau de ce qu’ils ont pu vivre ou accomplir. Le résultat est très rythmé et prenant, à déconseiller toutefois aux âmes sensibles.
« Les enfants du serpent » Clarence Pitz, Folio, 416 pages.
