
L’Attolie a enfin un roi – jeune, téméraire, redoutablement intelligent –, mais à la cour, certains murmurent qu’il n’est pas à la hauteur, tandis que d’autres attendent qu’il fasse un faux pas.
À ses côtés, une souveraine redoutée. Elle gouverne d’une main ferme et précise. Entre eux, un mariage scellé par la politique, une alliance qui semble tenir davantage du calcul que de la confiance. Mais nul ne sait vraiment ce que cachent leurs silences.
Il ne s’agit plus seulement d’ingéniosité ou d’aventure. Mais d’apercevoir l’échiquier du pouvoir. De l’importance de celle ou celui à qui l’on offre sa loyauté. Ou de ce que l’on accepte de montrer et ce que l’on doit garder caché.
Le roi d’Attolie constitue le troisième tome de la série du Voleur de la Reine. Et comme à chaque livre, Megan Whalen Turner nous propose un changement de cadre mais aussi de point de vue. Elle nous offre ainsi un autre éclairage sur l’action ainsi que les personnages de la série. Le roman est centré sur la vie à la cour d’Attolie où le nouveau roi doit se faire sa place. L’intrigue se déploie progressivement avec ses personnages ambigus et son lot d’intrigues politiques, le tout avec une analyse d’une grande finesse psychologique. Et ce qui apparaissait comme faiblesse et maladresse dissimule en réalité une intelligence redoutable et une grande maîtrise du jeu politique.
Une série toujours aussi réussie et prenante, à découvrir si vous ne l’avez pas encore fait !
« Le roi d’Attolie », Megan Whalen Turner, Monsieur Toussaint Louverture, 304 pages.
