
Vous savez déjà à quel point j’aime la série « Le Passe-Miroir » de Christelle Dabos. Sachant que son premier tome avait été lauréat du prix du premier roman jeunesse, j’étais très curieux de connaître le lauréat du prix l’année suivante. Vous l’avez compris, il s’agit du premier tome des mystères de Larispem, dont nous allons parler aujourd’hui.
1899, après la victoire de la Commune en 1870, Paris est devenu Larispem, une cité-Etat basée sur le principe d’égalité. Les bouchers, principaux artisans de cette victoire, sont à la tête de la cité et ont imposé à tous leur jargon, le louchébem. C’est dans ce cadre que trois enfants, Liberté, une mécanicienne aux doigts de fée, Carmine, une apprentie bouchère (ou plutôt louchébem) et Nathanael, un orphelin aux étranges pouvoirs, vont se retrouver confrontés à une mystérieuse confrérie d’anciens nobles aux pouvoirs occultes. Cette confrérie, prête à tout pour reconquérir ses privilèges déchus, va menacer la survie même de Larispem.
Voilà un résumé ma foi assez dense, mais il n’en fallait pas moins pour vous présenter correctement cette uchronie à l’univers passionnant, à la fois historique mais aussi un peu steampunk. L’utilisation de l’argot des bouchers, bien qu’un peu déroutante au début, s’avère au final un vrai plus qui nous fait encore mieux rentrer dans le monde des louchébem et contribue à conférer au roman sa touche si particulière. Enfin, les personnages principaux sont tous les trois attachants dans leur genre et l’alternance de leur point de vue au cours du récit rend celui-ci dynamique et nous permet petit à petit de faire s’emboiter les différentes pièces du puzzle global.
Un petit regret pour finir. Le roman est relativement court, à peine 300 pages. Heureusement que je viens d’acheter le second tome de la trilogie !
Vous avez aimé ? Pour rester dans le domaine de l’uchronie, je vous propose un petit recueil de nouvelles très sympa, « Divergences 001 » signé par toute une série de plumes reconnues. Je l’ai d’ailleurs chroniqué ici.
Retrouvez ma critique du second tome de la série, « Les jeux du siècle », ici.
« Le sang jamais n’oublie », Lucie Pierrat-Pajot, Gallimard jeunesse, 303 pages.

[…] Retrouvez ma critique du premier tome de la série, « La sang jamais n’oublie », ici. […]
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