« Jérusalem », Simon Sebag Montefiore

Ce livre était en quelque sorte mon défi confinement. Après avoir suivi Simon Sebag Montefiore à travers toute la Russie, de la saga des Romanov à la cour du tsar rouge (Staline) en passant par sa jeunesse, j’ai décidé de l’accompagner à Jérusalem pour en apprendre plus sur l’histoire de cette ville.

Vous l’aurez déjà compris, on a ici affaire à une biographie de la ville trois fois sainte depuis l’époque du roi David jusqu’à nos jours. Le moins que l’on puisse dire c’est que son histoire est chaotique, lieu saint des religions chrétiennes, juives et musulmanes, et marquée par les guerres, les pouvoirs successifs et les influences des différents acteurs de la région et même du monde. Le livre provoque une certaine sensation de vertige de voir défiler le temps et les personnes au prisme de cette ville qui se forme et se déforme, se construit et est détruite, progressivement. Il est d’ailleurs très dense et on se perd un peu au début avec une foule de personnages très lointains qui ont par ailleurs la fâcheuse tendance d’avoir les mêmes noms 😊. Mais on se prend très vite au jeu et on prend plaisir à suivre la plume toujours aussi agréable de Simon Sebag Montefiore décortiquer l’histoire de la ville. Cela nous permet de comprend beaucoup de choses sur sa situation actuelle, ainsi que celle de l’Etat d’Israël et de la Palestine, fruits de cette histoire particulièrement tourmentée. De Raspoutine à Chateaubriand, de Lawrence d’Arabie à Amos Oz, on y croisera tout un lot d’aventuriers, de célébrités, de dirigeants et de tyrans sanguinaires.

Un livre passionnant, sans aucun parti pris, qui met en évidence en déroulant le fil de l’histoire de Jérusalem les dimensions historiques, mystiques et émotionnelles particulièrement complexes du conflit israélo-palestinien . Une lecture indispensable !

Vous avez aimé ? Je vous propose deux livres pour le prix d’un, « Londres, la biographie » de Peter Ackroyd et « Alger la Blanche » de Salah Guemrich.

« Jérusalem », Simon Sebag Montefiore, Calmann-Lévy, 700 pages.

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