« Le génie des coïncidences », John Ironmonger

Une belle couverture fait beaucoup pour appâter un lecteur. Récemment, quand je cherchais des livres à emprunter autour de moi, je suis tombé sur celle en tous points magnifiques de ce livre, et sur une quatrième de couverture non moins alléchante. Simple coïncidence ? C’est ce que nous allons vérifier tout de suite !

Pour Thomas Post, maître de conférences à l’université de Londres, les coïncidences ne sont que le jeu du hasard et de la nécessité. Il en est persuadé et fait d’ailleurs autorité en la matière. Mais un jour, il rencontre justement par hasard Azaléa, qui vient remettre en cause ses théories. En effet, la vie de la jeune femme, de l’île de Man à Londres en passant par l’Ouganda, semble entièrement définie par les coïncidences. Celles-ci semblant même prévoir le jour de son décès. Thomas parviendra-t-il à les faire mentir ?

« Le génie des coïncidences » est un livre agréable à lire. Les allers-retours dans le temps, s’ils peuvent un peu dérouter le lecteur par moment, rendent la lecture dynamique et permet de reconstituer petit à petit le destin si particulier d’Azaléa. On notera par contre un certain nombre d’explications sur la thématique des coïncidences et du hasard qui apparaissent un peu verbeuses et scientifiques, et viennent un peu freiner l’intrigue, par ailleurs bien menée. Personnellement, je me suis senti un peu perdu dans les explications de Thomas. Mais cela n’empêche pas de s’attacher à Azaléa pour qui les coïncidences faisaient vraiment exploser le compteur et de nous interroger avec elle sur leur origine : s’agit-il vraiment d’un pur hasard ou tout est-il vraiment déterminé par avance ?

Un livre foisonnant, entre le roman d’aventure autour de la thématique des enfants soldats en Ouganda, l’enquête et la réflexion scientifique sur le hasard et le livre arbitre.

Vous avez aimé ? Vous êtes prêts à vous plonger dans « L’homme-dé » de Luke Rhinehart, l’histoire d’un psychiatre à la vie étriquée, qui décide de jouer aux dés tous ses choix, quelles qu’en soient les conséquences.

« Le génie des coïncidences », John Ironmonger, 10/18, 380 pages.

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