
Ce livre figurait dans ma pile de livres à lire depuis un certain temps. Je l’avais même emmené préventivement avec moi visiter le château de Chambord pour l’immortaliser dans un cadre relativement de circonstance. Exemple type de l’achat d’impulsion, je n’avais aucune idée de ce que j’allais y découvrir.
Le livre nous emmène en Angleterre au début du 19ème siècle au temps de la Régence. Alors qu’elle fait son entrée dans le grand monde en étant présentée à la reine, Lady Helen, orpheline, découvre l’existence du Club des mauvais jours et du sulfureux lord Carlston. Cette organisation a pour mission de combattre les différents démons qui se sont infiltrés dans toutes les strates de la société. Mais elle serait aussi responsable de la disparition de ses parents. Dotée d’importants pouvoirs et pressée de rejoindre les rangs de la société secrète, Helen acceptera-t-elle de renoncer à sa vie de privilèges pour entrer dans un monde plein de dangers ?
« Le club des mauvais jours » est un roman assez impressionnant qui parvient à nous immerger dans son univers. Il est le fruit de recherches historiques très poussées de son autrice. Entre réceptions, promenades et bals organisés selon une étiquette très stricte, on se croirait ramenés dans le temps à cette époque de la Régence et de ses conventions sociales su précisément définies. Après un début qui flirte avec l’univers des romans de Jane Austen, le livre prend petit un virage fantastique très marqué à base de créatures démoniaques, d’alchimie et de combats épiques. Le mélange avec une intrigue à base de romance et d’amitié dans la bonne société crée un décalage très original et agréable à découvrir. Les personnages sont globalement très réussis et évitent d’apparaitre trop stéréotypés. Surtout, ils conservent tous une part de mystère qui donne envie de les suivre pour voir comment ils vont évoluer, en particulier le triangle Helen, Carlston et le duc de Selburn.
« Le club des mauvais jours », Allison Goodman, Gallimard jeunesse, 576 pages.
