« Nous sommes tous des féministes », Chimamanda Ngozi Adichie, Leire Salaberria

Je comptais bien vous parler, un jour où l’autre, des livres de Chimamanda Ngozi Adichie mais pas forcément un mercredi lors d’une chronique jeunesse ! Mais alors que mon fils cadet a décrété qu’il n’aimait pas le rose parce qu’à l’école on lui a dit que « c’était pour les filles le rose », je suis tombé sur ce livre à la bibliothèque. Il ne pourra pas lui faire de mal !

« Nous sommes tous des féministes » est l’adaptation pour la jeunesse du célèbre discours manifeste de l’autrice prononcé en 2012 aux Etats-Unis. En se fondant notamment sur son expérience de femme à Lagos au Nigéria, puis aux Etats-Unis elle met en avant les inégalités entre hommes et femmes. Pour elle, la clé pour y mettre fin réside dans l’éducation des filles et des garçons en insistant, indépendamment de leur sexe, sur leurs goûts et leurs aptitudes, sans prédestiner tel ou tel enfant pour telle tâche ou tel domaine.

Le livre est parfaitement adapté aux enfants. L’utilisation d’exemples concrets tirés de l’enfance et du parcours de l’autrice permet de rendre concrets les éléments développés. Il constitue un très bon point de départ à la réflexion et est parfait pour ouvrir les discussions dans les familles ou dans les classes. Les dessins, très réussis, qui accompagnent le texte sont très réussis et lui apportent une véritable plus-value. En effet, en mettant du concret sur les situations et les idées développées, ils les rendent plus concerts et aident les enfants à mieux les saisir.

Un livre d’utilité publique pour faire des enfants les premiers acteurs et les moteurs du changement des mentalités et des rapports entre hommes et femmes. Car au final, c’est avant qu’ils ne soient totalement conditionnés par les discours et stéréotypes qu’il est le plus facile d’agir.

A noter que le discours de Chimamanda Ngozi Adichie est édité en version complète chez Gallimard

« Nous sommes tous des féministes », Chimamanda Ngozi Adichie, Leire Salaberria, Gallimard jeunesse, 48 pages,

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