« Monstres », Clélia Valmont

Après plusieurs chroniques dans l’univers du roman, il est temps de retrouver un peu de noirceur, en plus d’un petit soupçon de belgitude, pour paraphraser l’autrice. Place donc à un thriller autoédité que j’ai eu le plaisir de découvrir.

Karen profite de la vie estudiantine sur le campus de Louvain-la-Neuve, en Belgique lorsqu’elle reçoit la première menace. Elle pense évidemment à une farce, mais le danger est bien réel. Un sadique a décidé de torturer Karen et ses amies en leur confiant des missions sordides aux conséquences tragiques. Les filles sont tour à tour récompensées par de terribles révélations concernant leurs familles respectives…

Le ton est donné dès le prologue, particulièrement noir. Il est construit à la manière d’un puzzle de façon très dynamique et permet de faire la connaissance d’une partie des personnages du roman et d’ores et déjà de cerner une partie de leurs parts d’ombre. L’intrigue principale se met au diapason côté noirceur avec un petit côté « Saw » dans les défis que va lancer le grand méchant aux différents personnages. Ainsi, il semble tester leurs limites pour voir jusqu’où ils seraient prêts à aller pour se préserver. Le livre constitue une intéressante réflexion sur la nature humaine, ce que chacun est capable de faire quand, plongé dans certaines circonstances, il doit défendre ce auquel il tient vraiment. Dans ces cas-là, l’amitié et un certain nombre de valeurs disparaissent pour laisser la place au pur instinct de survie. Les personnages sont réussis, notamment comme c’est souvent le cas dans ce genre de livres, les méchants, délicieusement gratinés et sadiques comme il faut ! L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à son cliffhanger qui parvient tout à fait fait à nous convaincre, si c’était encore nécessaire, d’enchainer avec les tomes suivants de la série.

« Monstres », Clélia Valmont, autoédition, 308 pages.

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