« La cité des nuages et des oiseaux », Anthony Doerr

J’avais beaucoup aimé « Toute la lumière que nous ne pouvons voir » du même auteur. C’est donc avec des attentes importantes que j’ai commencé la lecture de ce livre. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ont été comblées !

Le roman d’Anthony Doerr nous entraîne de la Constantinople du XVe siècle jusqu’à un futur lointain où l’humanité joue sa survie à bord d’un étrange vaisseau spatial en passant par l’Amérique des années 1950 à nos jours. Tous ses personnages ont vu leur destin bouleversé par « La Cité des nuages et des oiseaux », un mystérieux texte de la Grèce antique qui célèbre le pouvoir de l’écrit et de l’imaginaire.

Le livre est dense (près de 700 pages) et son début peut apparaître déroutant, un peu confus, avec ses personnages et ses temporalités qui se mélangent et semblent ne pas avoir de liens entre eux. Mais il faut vraiment s’accrocher car la magie des mots de l’auteur opère très vite. Le roman est magnifiquement bien construit et devient assez vite impossible à reposer jusqu’à sa dernière ligne. Les différents personnages sont très bien construits et tous réussis. Le lecteur va petit à petit replacer les pièces du puzzle de l’intrigue dont le nœud en même temps que l’élément rassembleur est ce fameux manuscrit d’Antoine Diogène. Un ouvrage qui va bouleverser le destin des différents protagonistes du livres au cours des époques successives. « La cité des nuages et des oiseaux » constitue un magnifique hommage à l’univers des livres et au pouvoir des mots. Mais il met également en valeur les langues anciennes et au travail inestimable des chercheurs et traducteurs pour faire perdurer les textes anciens au fil du temps et les amener jusqu’à nous.

Un livre à ne surtout pas manquer !

« La cité des nuages et des oiseaux », Anthony Doerr, Albin Michel, 704 pages.

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