« Nos cœurs disparus », Celeste Ng

Etats-Unis d’Amérique, dans un futur pas si lointain. Après des années d’instabilité économique et de violence, le gouvernement a instauré des lois liberticides visant à préserver la culture américaine des influences étrangères. Les citoyens sont surveillés, les manifestations interdites et les livres jugés séditieux retirés des bibliothèques. Le jeune Bird Gardner, d’origine asiatique, vit seul avec son père depuis la disparition mystérieuse de sa mère, poétesse, quelques années auparavant. Le jeune garçon a appris à ne poser aucune question sur elle sous peine d’attirer l’attention des forces de l’ordre. Jusqu’au jour où un mystérieux dessin va le mettre sur sa trace et lui faire prendre conscience de l’injustice qui règne tout autour de lui.

Avec « Nos cœurs disparus », Celeste Nge nous embarque dans un univers orwellien qui fait froid dans le dos. Au nom de la défense de la société américaine de toute influence étrangère a été instaurée une société de la peur et du soupçon. Chacun surveille l’autre et la dénonciation est une obligation morale. Je ne vous en dis volontairement pas plus sur l’intrigue car le lecteur, découvre en même temps que Bird les tenants et aboutissants de ces choix politiques et ses influences passées et présentes sur sa famille et lui. Le livre nous tient en haleine du début à la fin en nous proposant une superbe histoire à la fois profonde et sérieuse et pleine de poésie.

Une dystopie qui ne manquera pas de trouver des échos dans nos sociétés contemporaines tant elle ne semble pas si éloignée de nous.

Un livre à ne surtout pas rater !

« Nos cœurs disparus », Celeste Ng, Sonatine, 528 pages.

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