« Requiem pour la dame blanche », Éric Fouassier

Le front de la Somme, automne 1916. Au milieu du premier conflit mondial, la mort frappe de façon bien singulière. C’est d’abord une chanteuse célèbre d’avant-guerre, la Dame blanche, soupçonnée d’espionnage et sommairement exécutée par des justiciers improvisés. C’est ensuite Albert Saulx, un as de l’aviation française, retrouvé mystérieusement poignardé par une baïonnette allemande, au retour d’une mission aérienne, des roses rouges répandues dans le cockpit de son appareil. Quinze ans plus tard, six personnages étroitement liés à ces événements se trouvent réunis à nouveau. Derrière les murs d’une grande maison isolée et bloquée par la neige, ils vont devoir affronter le poids du passé et leurs propres démons intérieurs.

Avec « Requiem pour la dame blanche », Éric Fouassier nous propose un changement d’époque et d’atmosphère après 4 tomes de sa série du bureau des affaires occultes. Au cœur des années 1930, nous voilà au cœur d’un huis-clos qui n’a rien à envier aux romans d’enquêtes et d’énigmes comme le Mystère de la chambre jaune, dont il est un descendant en même temps qu’un hommage. L’atmosphère de l’époque est très bien rendue et les personnages bien travaillés. Les pièces du puzzle s’assemblent au fil des pages. Mais surtout, le lecteur a beau avoir des idées de l’endroit où l’auteur souhaite l’emmener, des intuitions, l’intrigue parviendra malgré tout à le surprendre, pour un résultat très plaisant.

« Requiem pour la dame blanche », Éric Fouassier, Albin Michel, 400 pages.

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