
A Marseille, Véro est une femme à la féminité provocante, vulgaire (une cagole). Elle est mariée à Joseph, un Napolitain au sang chaud et à la violence facile. Tous les deux adorent leur fille unique, Clara, qui est partie faire un doctorat en sciences sociales à Paris. Elle y tombe amoureuse d’un homme issu d’un milieu bourgeois, catholique traditionaliste. Véro sent que son couple est voué à l’échec mais comment faire pour ne pas couper tout lien avec sa fille, qui a honte d’elle et de son milieu ?
« La bonne mère » est un roman plus profond qu’il n’y parait à première vue. Au-delà des clichés, il aborde un certain nombre de thématiques de société comme les relations mère-fille, les violences faites aux femmes, les oppositions entre Paris et province et les transfuges de classe. La construction en alternances des points de vue entre mère et fille met bien en évidence le décalage qui se creuse entre les deux au fil du temps avant un rapprochement par un effet de balancier. L’ensemble est profondément touchant, drôle et parfois grinçant. Un très joli premier roman.
« La bonne mère », Mathilda Di Matteo, L’iconoclaste, 368 pages.

Des personnages féminins très attachants et des problématiques très societales , tout à fait d’accord !
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