
Salama Kassab, 18 ans, avait la vie devant elle, quand la révolution a commencé en Syrie et quand les combats lui ont tout pris : sa famille, son avenir de pharmacienne.
Il ne lui reste plus que Layla, sa belle-sœur enceinte, et sa conviction de pouvoir aider son pays grâce à son travail bénévole à l’hôpital. Mais elle est tiraillée entre l’envie de se rendre utile, et celle de mettre Layla à l’abri. Au moment où elle se résigne finalement à fuir la Syrie, une rencontre avec un jeune militant plein d’espoir va tout remettre en cause.
« Tant que fleuriront les citronniers » est le roman poignant de la guerre en Syrie entre l’armée libre syrienne et les forces armées de Bachar el-Assad. L’autrice nous fait vivre de l’intérieur un conflit resté dans un relatif anonymat et en profite pour dénoncer les atrocités que le régime présidentiel à pu commettre. Mais au milieu de la destruction et de la douleur vont naître l’espoir et la beauté d’un amour naissant. Le roman se lit d’une traite et nous emporte avec lui aux côtés de personnages très réussis, en particulier l’incarnation du subconscient de l’héroïne.
Un très gros coup de cœur.
« Tant que fleuriront les citronniers », Zoulfa Katouh, 10-18, 456 pages.
