
L’île de la Sentinelle, au large du golfe du Bengale. La mort attend quiconque ose s’aventurer sur cette langue de terre bordée de mer turquoise. Marie Seghers en sait quelque chose : les habitants de l’île viennent d’assassiner, à coups de flèches, son frère, son fiancé et leur guide. Elle-même ne doit sa survie miraculeuse qu’à l’intervention de l’armée indienne.
Mais comment cette riche héritière belge a-t-elle pu se retrouver dans cette situation ? L’inspecteur de police chargé de l’enquête est bien décidé à faire de Marie un exemple à l’attention des Occidentaux qui cherchent à accaparer ces terres protégées pour les offrir aux touristes. De son côté, Parvadhî, jeune avocate indienne chargée de la défense de la jeune Belge, découvre un lien mystérieux entre cette affaire et celle, très ancienne, du « tueur à la torche ». Un homme qui assassinait des enfants intouchables, et qui vient justement d’être libéré.
« D’où personne ne revient » est un thriller particulièrement réussi qui vous fera voyager dans le cadre très original et dépaysant des îles Andaman dans l’océan Indien. Basé sur des faits réels et très bien documenté, il nous emporte avec lui d’un bout à l’autre. Très bien mené et riche en rebondissements, il ne fait pas dans la dentelle. Au gré des allers-retours dans le temps et entre l’Inde et la Belgique, Clarence Pitz se joue parfaitement du lecteur. Le résultat est captivant, addictif et diablement efficace !
« D’où personne ne revient », Clarence Pitz, Belfond, 400 pages.
