« Le septième siffleur », Colin Niel

Dans les Highlands écossais, sur une exploitation agricole en difficulté, vivent Fiona, son mari éleveur et leur fils adolescent, dont la vue décline.
La baie de Somme est le terrain de chasse de Willy, qui espère un jour transmettre à son petit garçon sa passion pour le gibier d’eau.
Au Maroc, la Merja Zerga voit naviguer touristes, guides ornithologiques et le jeune Hamza, qui donnerait tout pour s’échapper, migrer loin de là où il est né.
Dans ces mêmes lieux, chaque année, fait escale un oiseau en déclin, le courlis cendré.
Sous les battements d’ailes de cette espèce vulnérable, ce sont trois récits de filiation, de transmission et de réconciliation qui s’entrelacent, au plus près de familles issues de territoires très différents, qui doivent pourtant composer avec la même réalité : celle d’un monde qui change.


« Le septième siffleur » nous propose un très beau voyage à vol d’oiseau reliant Maroc, Ecosse et baie de Somme. Dans un monde en mutation et exposé au dérèglement climatique, Colin Niel nous propose des portraits forts de personnages à des moments charnière de leur vie, unis par une même espèce en voie de disparition. Il aborde avec beaucoup de justesse et de sensibilité les questions environnementales et de transmission familiale et de la terre qu’on laisse derrière soi pour les générations suivantes. Un très beau texte.

« Le septième siffleur », Colin Niel, Seuil, 368 pages.


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