« La gardienne des enfants disparus », Sadeqa Johnson

En 1950, Ethel Gathers, épouse d’un soldat américain en poste à Mannheim, en Allemagne, découvre un orphelinat accueillant des enfants métis. Souhaitant fonder une famille, Ethel se plonge dans l’histoire de cet orphelinat et de ces enfants abandonnés…

En 1948, Ozzie Phillips s’engage dans l’armée américaine, qui vient d’être déségréguée, mais y subit le même racisme qu’à Philadelphie, sa ville natale. Il trouve du réconfort dans sa relation avec Jelka, une Allemande qui lutte pour survivre dans son pays ravagé par la guerre…

Dans le Maryland des années 1960, Sophia Clark est une adolescente noire douée qui se voit offrir la possibilité d’intégrer un internat d’élite. Elle échappe aux mauvais traitements subis chez elle, mais se heurte à de nouvelles tensions à l’école…

« La gardienne des enfants perdus » nous fait découvrir un pan méconnu de l’après seconde guerre mondiale autour du sort difficile des enfants métis nés des relations entre soldats afro-américains et femmes allemandes. Ce très beau roman polyphonique entrecroise trois destinées de femmes qui vont finir par converger pour s’imbriquer parfaitement. Malgré une taille imposante, le livre se lit très facilement avec une intrigue prenante et sans temps morts. Un beau récit de femmes résilientes et inspirantes.

« La gardienne des enfants disparus », Sadeqa Johnson, Faubourg Marigny, 615 pages.

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