« Sanctuaire », James Cleary

Un futur proche…

Les États-Unis se sont figés sous le poids des désastres climatiques. La moitié du territoire est engloutie sous les flots, l’autre s’est muée en désert stérile. Dans ces paysages dévastés, les troubles civils s’enveniment. Le milliardaire John Brandt l’avait anticipé : il avait investi son argent usé de toute son influence pour se préparer au grand effondrement. Aujourd’hui, Brandt, sa famille et son équipe de sécurité ont trouvé refuge dans le Sanctuaire, un bunker souterrain, immense manoir de luxe enfoui sous la terre aride des Grandes Plaines. Mais ils ne sont pas seuls. À la surface, un groupe mené par Grady et les siens est prêt à tout pour survivre.

« Sanctuaire » est un roman dystopique très noir qui fait froid dans le dos. En effet, son scénario autour de la rareté de l’eau et ses conséquences terribles n’apparaît pas si imaginaire et loin de nous que ça. Le livre propose un huis-clos fascinant qui pousse le lecteur à s’interroger sur ce qu’il ferait dans une telle situation, où placer le curseur entre la décence et l’opportunisme, dans une situation où se joue notre survie même.

« Sanctuaire », James Cleary, Gallmeister, 396 pages.

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