
Il y a des livres qui vous paraissent tellement évidents, tellement connus, qu’on n’éprouve plus le besoin de les présenter. J’avais effacé « L’ombre du vent » des livres que je prévoyais de chroniquer ici, pensant qu’il n’y avait plus rien à en dire et d’ailleurs plus personne à qui le dire. Et puis la FIAC hors les murs aux Tuileries m’a tendu une perche grosse comme un tronc (pour rester dans la thématique des jardins), donc au travail !
Le livre prend place dans l’Espagne franquiste de la fin de la guerre civile. Daniel Sempere vit à Barcelone avec son père, modeste libraire.Un jour, celui-ci l’emmène dans un lieu mystérieux, le cimetière des livres oubliés, où, seon une ancienne tradition, Daniel doit choisir un livre et « le sauver ». Son choix se porte sur « L’ombre du vent » de Julian Carax, livre qui va bouleverser sa vie. En tachant d’en savoir plus sur cet auteur, il va se retrouver entraîné dans un labyrinthe de secrets et d’aventures.
« L’ombre du vent » est un grand livre, tout simplement. L’atmosphère de Barcelone, sa magie, ses bâtiments, son architecture et ses habitants, nous envoute et nous prend aux tripes. Il n’est pas étonnant qu’un livre « Balade dans le Barcelone de l’Ombre du vent » ait été édité, tant ce livre est une ode à cette magnifique ville. Les personnages sont de ceux qu’on n’oublie pas une fois le livre refermé. Aussi bien Daniel, petit garçon que l’on voit grandir au fur et à mesure du roman, Fermin Romero de Torrès, à la fois truculent et tourmenté, l’horrible inspecteur Fumero, et bien sûr Julian Carax, dont les secrets et les zones d’ombre s’éclaircissent petit à petit.
Un livre passionnant, à la fois historique et fantastique, que vous n’êtes pas prêts de lâcher une fois commencé. Et si quelqu’un connait l’adresse du cimetière des livres oubliés, merci de la partager !
Vous avez aimé ? Replongez dans la magie de Barcelone, cette fois-ci à la fin du 19ème siècle, avec « La ville des prodiges », d’Eduardo Mendoza.
« L’ombre du vent », Carlos Ruiz Zafon, Le livre de poche, 666 pages.

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