
Rentrée littéraire, épisode 12
« Eleftheria » nous emmène au nord de la Crète au début de la seconde guerre mondiale. Pour la communauté juive de l’île, la vie continue tant bien que mal malgré la guerre et une menace qui se rapprochent de plus en plus. Jusqu’au matin du 20 mai 1941, lorsque l’Allemagne envahit la Crète. Vient alors l’heure des choix : faut-il fuir ou rester, résister ou se cacher ? C’est l’heure de savoir si l’on est libre de choisir son destin.
« Eleftheria » déboussole un peu de prime abord avec de multiples personnages et beaucoup de changements de points de vue. Néanmoins, une fois tout le monde situé à l’échelle de l’île, le lecteur se laisse facilement happer par l’intrigue. L’étau se resserre petit à petit autour de la population juive. Cette guerre qui paraissait relativement lointaine malgré même l’occupation allemande, va se faire de plus en plus menaçante et meurtrière. C’est dans ce cadre pour le moins difficile que se déroule la quête de liberté qui anime les personnages, cette volonté de pouvoir faire ses choix et les assumer en dépit des conséquences éventuelles. Le livre est superbement écrit. Le rendu est magnifique. Le récit est fluide avec une intégration des dialogues dans le récit pour constituer un seul biais narratif formant un ensemble très cohérent.
Un roman lumineux et passionnant à ne pas rater.
« Eleftheria », Murielle Szac, Emmanuelle Collas, 368 pages.

Ma première surprise est que la seconde guerre mondiale est allé jusqu’en crête. Enfin c’est une partie pas trop étudié dans les cours d’histoire. Donc un point de vue d’autant plus intéressant. Je me note ce livre. Merci de la découverte.
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Oui c’est clair ! Avec plaisir, n’hésite pas à me dire ce que tu en as pensé si tu le lis !
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