« Derniers jours à Berlin », Paloma Sánchez-Garnica

Berlin, 1933. Dans une Europe qui vacille, l’amour et l’espoir peuvent-ils encore triompher ?
Réfugié de Saint-Pétersbourg après la révolution qui l’a privé de tout, Youri Santacruz tente de reconstruire sa vie à Berlin. Séparé de sa mère et de son jeune frère restés en Russie malgré eux, il n’a qu’un objectif : les retrouver.
Mais le jour où il assiste à la nomination d’Adolf Hitler comme chancelier, son destin bascule. En défendant un jeune communiste agressé par les troupes d’assaut, il attire l’attention… et le danger. C’est aussi ce jour-là qu’il rencontre Claudia, celle qui bouleversera sa vie et lui donnera une raison de se battre.
Alors que l’Allemagne sombre dans la violence et la peur, Youri devra faire un choix : poursuivre sa quête ou survivre dans un monde qui se referme sur lui.

« Derniers jours à Berlin » est un roman historique très réussi qui nous immerge très bien dans le Berlin des années 1930 et 1940, de la montée du nazisme à la fin de la seconde guerre mondiale. Il met très bien en mots, de manière très documentée, le climat de violence qui s’instaure et la montée des persécutions envers les opposants et les Juifs à l’échelle d’un immeuble et d’un quartier. L’autrice nous propose une intrigue très prenante avec des personnages bien construits, complexes, avec chacun leur histoire, leurs convictions qu’ils doivent confronter aux terribles réalités auxquelles ils vont se trouver confrontés. Le résultat, nourri de multiples rebondissements, nous tient en haleine d’un bout à l’autre. Une très belle lecture.

« Derniers jours à Berlin », Paloma Sánchez-Garnica, Fleuve, 528 pages.

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